It’s worth it.

On m’a rappelé hier que j’avais un blogue. To be honest, je ne me rappelle même pas c’est quand la dernière fois que j’ai écrit. Mais je devrais le faire, j’aime ça dans le fond.

Ce dont je veux parler concerne pas le poker. C’est de ce que moi pis ma blonde sommes passés à travers, parce que y’a sûrement quelqu’un quelque part qui est environ dans le même spot qu’on a été. Pis ça été tough, tough en criss. Mais on a réussi. Pis c’est le plus beau.

So here it goes: On voulait un enfant. Ça ne s’est pas passé exactement comme nous l’avions prévu.

Ma merveilleuse blonde a eu 3 fausses couches pour commencer. Une, ok ça arrive environ 30% du temps. On a run bad, c’est tout, on va se reprendre, let’s get back to work (NICE!).

La deuxième fait pas mal plus mal. 2 bad beat. Fait chier. Fait de la peine. Est-ce que y’a quelque chose venant de nous qui n’est pas normal?

On recommence d’essayer naturellement, pas le choix. Peut pas run bad de même forever. So, beding bedang, Fanny est enceinte et guess what? 3e fausse couche. WTF? J’capote. On est décalissé, sérieusement. Tough, tough times. La doc dit de continuer…ça va finir par marcher. Je te crois, mais ça fait de plus en plus mal. Pas sûr que ça me tente que ça arrive encore.

On rentre en clinique de fertilité. Ils nous classent parmi les GARE: grossesses à risques élevés. Ça sonnes-tu ben tu trouves? Pas moé. Anyways, faut ce qui faut. On fait plein de tests, tout est beau sauf qu’on découvre que Fanny a un demi-utérus seulement. L’autre moitié est rudimentaire, ne s’est pas développée. Ok… mais un demi-utérus c’est suffisant ou pas? Oui oui, pas de trouble. Ça augmente les chances que l’enfant naisse prématurément, c’est tout, on est down pour vivre avec ça.

Quand tout à coup, Fanny est enceinte. Ça commence bien. On est rendu à 14 semaines, la première écho est faite, le premier trimestre est passé, les chances de fausse couche diminuent drastiquement. On est confiant. On a hâte. On est heureux. Pis là, c’est là que l’histoire vire VRAIMENT tout croche. Je m’en allais jouer un tournoi. Rendu là-bas, Fan m’appelle. Son ton de voix me fait vite penser au pire. Elle a des grosses douleurs au ventre, se sent vraiment pas bien. Je vais la rejoindre à la clinique. J’arrive là-bas et … on s’en va à l’hôpital en ambulance. FUCK MAN. NON. NO WAY. JE SUIS TELLEMENT EN CRISS APRÈS LA VIE.

À l’hôpital, c’est obviously débordé pis ils s’occupent pas de Fanny assez vite à mon goût voyant comment elle souffre. Ça a pris fucking 3 heures avant qu’on la consulte et qu’on tente de la soulager avec des miraculeux acétaminophènes. Tinnnn, ça va te faire du bien. Non, pentoute… Ensuite, ça pris un autre fucking 2.5 heures avant qu’ils s’occupent vraiment d’elle et c’est à ce moment qu’ils se sont rendus compte que oups, ça va vraiment pas bien madame. Moi je comprenais rien, sauf que je devinais que le bébé ne serait pas celui-là, encore. Mais en plus de ça, quand l’infirmière m’a dit « Monsieur, je suis désolé mais c’est plus de votre femme qu’on est préoccupé », j’ai commencé à vraiment comprendre le sérieux de la situation. Mais pourtant Fanny était tellement forte, elle me serrait la main fermement. Elle combattait. Pour elle, pour lui, pour nous. C’est là que j’ai entendu qu’elle avait perdu environ 2L de son sang. Une femme de sa petite stature a environ 4 ou 5L de sang au total dans son corps. Elle a commencé à être moins ferme, à trembler, à wiper… Ils m’ont demandé de sortir, m’ont amené dans un divan dans une petite pièce, tout seul, pis là je savais pas encore à quel point la vie de ma blonde était en danger. Mais je comprenais qu’elle était en train de fighter pour sa vie. J’ai braillé ma vie. Tsé quand tu te caches même pas, même si y’a plein de monde. Mes parents sont venus me ramasser, je les en remercierai jamais assez. Je me rappellerai toujours du hug que j’ai fait à mon père quand il est arrivé. J’étais en larmes, détruit, inquiet, enragé. WHY?

Je veux juste avoir un enfant, c’est tout. Je veux pas que ma blonde meurt pour ce faire.

Finalement, elle s’en sort. Je n’ai jamais douté d’elle. Je n’ai honnêtement jamais considéré pendant ce moment-là qu’elle allait mourir. J’y ai pensé, mais je croyais en elle et au staff de la salle d’urgence.

Bon, alors c’était quoi ce mess? Ok, ici y’a une chance sur deux que tu ne me crois pas, mais ouais, c’est ça qui est arrivé. La doc nous rencontre après et elle nous dit que c’est quelque chose qu’elle n’avait jamais vu de sa carrière: grossesse ectopique par migration transpéritonéale. Que c’était le genre de trucs qu’ils ont lu déjà dans un livre, mais n’ont jamais vu.

Écoute-ça: le spermatozoïde a fécondé l’ovule, ça c’est rendu dans sa bonne trompe de Falope et au bout ça a juste sorti. Le petit ovule fécondé lui il se promenait tout bonnement dans l’abdomen de Fan. Pis y’a atterrit de l’autre côté, dans ladite trompe et s’est développé là dans la moitié d’utérus rudimentaire. Ça a explosé.

WTF, man. Ça se peut pas. 1 chance sur 1 000 000, elle nous a dit. Ok nice, alors j’ai perdu 3 fois des 70%/30% pis ensuite, je perds un 1 / 1 000 000. Running good. Running good.

Fanny a été hospitalisée une semaine pour se remettre de la chirurgie, mais elle finit par revenir en forme. On a toujours pas de bébé. On continue ou quoi? C’est dur d’être positif. Mais il le faut. Sinon, ça fonctionnera pas. Je l’ai dit ça à Fanny. Elle était d’accord. On se lève la tête et on réessaie. Elle est à nouveau enceinte 8 mois plus tard.

À 6 semaines de grossesse, Fanny a des douleurs vives au bas du ventre. On retourne à l’hôpital, vraiment inquiet encore. C’est vraiment lourd. Certains doutent que ce serait une appendicite, d’autres se demandent si ce ne serait pas la grossesse. Ils font une échographie et ne voient pas de bébé…(???) Ils penchent plus vers l’hypothèse de l’appendicite mais laisse aller la situation pour voir comment elle va évoluer. Un autre beau séjour à l’hôpital … Après 4 jours d’interrogations, d’hypothèses et surtout d’inaction, ils se décident à faire un scan et remarquent qu’étrangement le bébé est du côté de la trompe rudimentaire de Fanny. Mais cette trompe-là, ils l’avaient presque toute enlevée lors de la chirurgie. Il ne restait que l’ovaire et un petit bout de trompe qu’ils préféraient laisser pour éviter qu’elle ne perde encore plus de sang. Le staff finit par s’entendre. Encore une fois, le même scénario du 1/1 000 000. Cette fois-ci l’ovule fécondée était sur le petit bout de trompe laissé.

Opération. Cette fois-ci on ne craint pas pour la vie à Fanny. Mais on vient d’en perdre un 5e de suite. Un 5e. Allez toute chier.

Ça va mal à shop. Ça commence à faire longtemps que je me sens décrissé de la vie.  Pendant ce temps-là, j’ai plein d’amies qui tombent enceintes. Je suis vraiment heureux pour elles et leurs chums. Mais une partie de moi trouve ça vraiment pas juste. Je trouve ça vraiment malsain de me sentir comme ça. Mais, j’ai tu le droit de trouver que c’est pas fair?

Mais faut que je reste fort. Faut que je travaille, faut que ma vie continue. Ouch. Tough, tough times. Yé.

Les docs comprennent rien, ils sont démoralisés pour nous. Ne trouvent plus les mots. Mais sont présents et aidants. Merci d’ailleurs, si jamais vous tombez là-dessus vous allez vous reconnaître.

Qu’est-ce qu’on fait? On arrête ou on continue? Ce serait un 6e essai.

On le veut cet enfant-là.

On passe par la fécondation in vitro, car ils nous disent que ça peut légèrement nous aider. N’importe quoi qui peut nous aider on va le prendre. Finalement, 9 mois se sont passés, sous une inquiétude constante, mais un positivisme persistant aussi. Damien est né le 27 juin 2014. Ça été le plus beau jour de ma vie.

Avoir un enfant, c’est quelque chose de vraiment puissant. Quand j’ai une mauvaise journée, je sais que D m’attend à la maison et que la première chose qu’il va faire quand il va me voir, c’est le plus beau sourire au monde.

Je dédie ce texte à ma blonde et à tous les gens, surtout les boys, qui passent à travers des histoires similaires. Parce que souvent à ce sujet, les gars sont un peu mis de côté, mais c’est vraiment des moments difficiles pour nous aussi.

Keep the faith, it’s worth it.

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2012, the end.

Ce blog-là y’é tu mort? On dirait ben. Je vais le rallumer.

Ça fait très longtemps que j’ai pas écrit, j’en avais pas envie. Peut-être est-ce la nouvelle année qui m’en donne le goût et l’énergie? Peut-être que j’avais vraiment hâte d’en finir avec 2012? Ouais. Baby Jesus s’est occupé de mon cas et de celui de ma blonde cette année. Fuck 2012. Heureusement, on l’a bien achevée avec un décembre de feu rempli de bonne humeur et de belles journées. Pis des criss de beau party mon Kevin.
La vie a sucké en 2012, mais j’ai quand même découvert une couple d’affaires et je me suis dit que je pourrais les partager. Ah ouais, juste avant, je voulais juste vous dire que c’est pas un post de poker.

KMD

Mon boy Guillaume share Black Bastards de KMD sur les internet, le 26 décembre dernier. Il a quand même du goût pour le bon beat d’habitude, alors j’écoute… Dès la première chanson, je trouve ça bon. J’en écoute quelques unes, sont toutes bonnes.
Un peu en retard le monsieur, j’en conviens; le disque est sorti en 2001 et en plus, il était supposé sortir en… 1993. The fuck. Je comprenais pas pourquoi j’en avais pas entendu parler et mon chum Vince, ma référence en terme de rap, m’a expliqué la patente. Je suis trop lazy pour vous l’expliquer, mais c’est vraiment intéressant. Lis-le si ça te tente.  J’écoute ça quand je joue au pok et ça me met dans une bonne vibe. C’est bon du début à la fin et si t’es un Québécois de mon âge, tu vas reconnaître un beat qu’avait pris La Constellation.
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Cage The Elephant

 Un petit band que j’ai découvert un peu out of nowhere. Je prends pas souvent l’auto, mais dans l’auto j’écoute souvent la radio. J’ai entendu la toune Shake me down 2 fois et je trouvais ça bon. Je trouve que la voix du chanteur offre un excellent mélange de vulnérabilité et de je-m’en-foutisme. J’ai acheté leurs 2 CD et ils sont bons en entier. Y’a des tounes trash, grunge pis y’en a d’autres qui sont mélodiques. Certains diront que ça sonne teeny par moment. J’m’en fiche. Kin, bonne idée, j’va l’écouter en écrivant ce blog. Kin toé aussi.

Dexter

Bon, tout le monde écoutait ça et disait que c’était ben ben blood. Alors, bah, moi et Fanny avons décidé d’y donner une chance. D’habitude, je n’aime pas les trucs policiers. Par contre, j’ai toujours eu une curiosité envers les serial killers. Je me suis toujours questionné par rapport à leurs thinking process. Inquiétez-vous pas pour moi là là, je suis contre la violence. Anyway, on passe littéralement à travers, c’est vraiment bon. Heureusement pour elle, y’a pas de hockey à la télé, alors on a le temps de regarder des épisodes à fond la caisse. Le rythme va évidemment ralentir si le hockey revient, et ça, je ne crois pas qu’elle y a songé.

 

Le hockey me manque

Je suis triste qu’il n’y ait pas de hockey. Je m’en suis rendu compte avec le lock-out. La plupart des fans vivent bien avec ça, mais pas moi. Ça me manque. Pas juste les games, mais les soirées entre boys à boire d’la b, le traditionnel pool, l’engouement quand les Habs enlignent quelques victoires, les mini-brosses d’avant match au resto quand on va voir la game au Centre Bell, le Centre Bell qui explose quand Eller score 4 buts, les « on veut wère ta plotte » que Nick cri quand une fille passe au jumbo screen, gueuler sixty-seven à en perdre la voix aux matchs contre les Leafs, la frénésie dans la ville quand on fait les playoffs, les games le dimanche après-midi avec un café en se levant à midi. Tout ça, ça me manque.

Mook Life

J’aimerais ça être capable de prendre des belles photos. J’ai un bon appareil; mais je le dirige mal. D’ailleurs, j’ai eu des cours en cadeau à ma fête … de l’an passé et je n’y suis pas allé encore. C’est le temps. Anyway, Mook Life, c’est juste un blog où une gang de boys prennent des belles photos de leurs soirées, activités et voyages. Ils sont, disons, sur le party. C’est divertissant. Ça m’a donné le goût d’être bon avec ma machine. Take a look http://www.mook-life.com/
« As we turn the page and start a new year, remember to stay humble and positive. The future will hold no tolerance for egos, undeserved pride and elitism. »

La vie

Finalement, j’ai aussi découvert que la vie ça pouvait être vraiment tough par moments. Mais bon, à chaque fois qu’un proche est dans cette situation-là, je lui dis que ça finit toujours par s’arranger. Et j’y crois. Alors, c’est avec cette attitude-là que je fonce dans 2013 et que je vous souhaite un 2013 parfait. Head up.

J’ai owné l’orage

On a quick note, quand vous jouez au poker online et qu’à l’extérieur, il mouille des cordes de bois et Thunder se laisse aller, je vous donne un conseil: sit out next big blind.

Tantôt, il mouillait que l’yable, et ça cognait fort à l’extérieur, j’me suis mis sit out next big blind sur mes 9 tables.

Fak c’est ça, environ 15 secondes avant que le courant saute, je stack un adversaire pour un pot de 500 piastres.

Un petit conseil:

Fermez vos tables quand ça brasse dehors, si j’avais été déconnecté, j’aurais perdu la main, son cash pis mon cash – pis j’aurais tellement crier ARGGGGGGGGGGGH + instatilt + FML.

Fak j’ai owné l’orage en maudit, quand le courant a coupé, il me restait 2 tables, mon big blind approchait sur les 2 et j’étais dans aucune main. Kin toé.

Voyez le documentaire Bluffer sa vie

Bonjour à tous,

Je tiens tout d’abord à remercier tous les gens qui ont pris (et qui prendront) 52 minutes afin de visionner le documentaire Bluffer sa vie, réalisé par mon ami Alexis B. Martin! Ce fut un privilège et un plaisir de collaborer avec lui afin de livrer un documentaire qui décrit avec justesse le mode de vie et les swings auxquels font face les pros Québécois de poker.

Personnellement, quand j’ai décidé de me joindre au projet, j’y voyais une belle opportunité de démontrer avec authenticité (keep it real bro!) mon quotidien, mes émotions engendrées par ce jeu parfois cruel et d’expliquer de façon honnête ce qu’est d’être un joueur de poker qui ne joue plus que pour le pur plaisir. Serons-nous parvenus à briser des mythes quant aux préjugés que la société véhicule en général, quant aux efforts que nous déployons pour notre gagne-pain, quant à la difficulté de devenir un joueur pro? Qui sait. L’important est que le message soit clair et authentique, et je crois qu’à ce niveau, Alexis a gagné son pari.

J’espère qu’il vous a plu (ou qu’il vous plaira) et je vous invite à me laisser vos commentaires à ce sujet!

Prenez note que le documentaire est disponible en ligne pour une période de 3 semaines seulement, ne tardez pas trop à en faire l’écoute!

http://video.telequebec.tv/video/11266/bluffer-sa-vie

lien pour les amis de France et d’ailleurs:

http://www.youtube.com/watch?v=CNExLgah8vc&feature=youtu.be

Documentaire: Bluffer sa vie

Le 27 mai prochain à 20h, je vous invite tous à écouter le documentaire Bluffer sa vie qui sera présenté sur la chaîne Télé-Québec. Il s’agit d’un documentaire sur la vie de plusieurs joueurs professionnels de poker québécois.

Évidemment, si j’en parle, c’est que je fais partie du groupe des interviewés! Entouré de Gabygaby, pickpocket, Snowman, Laurence Grondin, theplux, Philledingue et Jonathan Duhamel, nous tentons de mieux expliquer à l’auditoire ce qu’est notre vie en tant que pro: routine, stratégie, apprentissage, voyages, anecdotes, psychologie, émotions, variance, etc.

J’ai eu la chance de voir le résultat final du documentaire cette semaine et j’ai été ravi de la qualité du documentaire, tant au niveau contenu que visuel. J’espère qu’il vous plaira aussi et je vous invite à le regarder pour en savoir plus sur notre réalité!

Une version en ligne sera aussi disponible à compter du 28 mai, mais elle sera disponible pour 21 jours seulement, alors ne laissez pas la procrastination prendre le dessus!

À bientôt, dans votre tivi!

Documentaire: Bluffer sa vie

L’évolution constante du poker

Ce qui donne tout son charme au poker selon moi, c’est que malgré que les règles restent les mêmes, le jeu ne cesse d’évoluer, jour après jour. À travers son évolution, le jeu intègre constamment de plus en plus de bons joueurs et conséquemment, il devient plus difficile de se distinguer au fil du temps, bref, d’être un joueur largement gagnant. Beaucoup d’appelés et peu d’élus. Les joueurs qui dominent complètement leurs limites sont de plus en plus rares comparativement à il y a quelques années. Dans les prochaines lignes, je vous expliquerai pourquoi le jeu est dorénavant plus ardu à vaincre et je vous proposerai des pistes pour vous aider à bien évoluer en tant que joueur dans un monde qui ne cessera jamais de changer et de se compliquer.

Pourquoi est-ce c’est moins facile qu’avant?

La raison est simple: il y a beaucoup plus de joueurs réguliers qu’avant. Par joueurs réguliers, j’entends des individus qui jouent un grand nombre d’heures par semaine et qui ont à tout de moins une bonne compréhension de la majorité des notions stratégiques du poker. Plusieurs d’entre eux sont des professionnels et gagnent leur vie avec le poker.

Au début de ma carrière, aussi appelé le bon vieux temps, il n’était pas rare que je sois assis à une table entourée uniquement de joueurs récréatifs. La majorité du temps, on pouvait identifier environ 2 ou 3 autres joueurs réguliers sur mes tables; le reste étant des joueurs plus occasionnels. Bien que plusieurs de ces derniers soient capables de tirer leur épingle du jeu, certains d’eux sont aussi considérés comme des cibles de prédilection pour les joueurs plus expérimentés. Certains réguliers se contentaient même de ne jouer que contre les plus faibles en décidant délibérément d’éviter les situations compliquées avec les autres réguliers.

 

De nos jours, sur mes tables, je retrouve fréquemment à mes côtés jusqu’à 7 autres joueurs réguliers (je joue principalement des tables full ring à 9 joueurs). La variance devient donc énorme, car chacun d’entre nous doit trouver le moyen, non seulement d’attaquer les joueurs faibles, mais aussi d’identifier les faiblesses de nos adversaires réguliers pour en profiter par la suite. Il n’est plus question d’éviter d’autres joueurs, il faut faire face à la musique. Il est donc désormais capital d’avoir plus de connaissances que les autres que nous affrontons quotidiennement.

 

Comment expliquer qu’il y a plus de bons joueurs qu’avant?

La révolution est que n’importe qui peut maintenant apprendre par lui-même étant donné l’accessibilité de l’information sur Internet. Un joueur assidu qui désire s’améliorer peut y consacrer un nombre d’heures incroyable et ce, relativement facilement; il ne lui faut qu’une grande dose de motivation – et un budget si possible!

Il pourra donc:

 

  • Consulter des forums de discussion de poker pour y trouver gratuitement des conseils stratégiques, y recevoir des commentaires sur sa façon de jouer et y échanger des idées avec d’autres joueurs;
  • S’abonner à un site de vidéos stratégiques où il pourra regarder d’excellents joueurs en action qui ont comme mandat d’expliquer leurs processus de réflexion et ainsi aider leurs spectateurs à assimiler de nouveaux concepts;
  • Faire appel aux services d’un coach qui l’accompagnera dans son cheminement et qui l’aidera à identifier rapidement des lacunes dans son jeu tout en lui apprenant des stratégies plus avancées;
  • Lire des livres sur la stratégie ou la psychologie du poker, car le joueur sait qu’il doit désormais travailler tant son arsenal aux tables que sa disposition d’esprit en tant que joueur;
  • Utiliser des logiciels spécialisés comme Hold ‘Em Manager, Poker Tracker, Poker Stove pour pousser ses études plus loin et emmagasiner des statistiques sur ses adversaires.

Que faire pour espérer être parmi les meilleurs?

Voici ma réponse simple, mais ô combien difficile à atteindre: le joueur doit en faire plus que ses adversaires. C’est donc dire qu’il doit constamment apprendre, s’évaluer objectivement et étudier; bref, s’améliorer afin d’en savoir plus que ses adversaires, s’il désire un jour les distancer.

Il doit aussi faire preuve d’une capacité d’adaptation. Auparavant, un joueur pouvait se spécialiser et ne jouer qu’une variante pour espérer bien gagner sa vie. Désormais, un bon joueur sera avantagé s’il s’adapte à la nouvelle réalité en faisant preuve de polyvalence. Il devrait donc apprendre à jouer en heads-up, en 6-max, en full ring, à démarrer des tables, à jouer live, à jouer des tournois avantageux, à jouer à d’autres jeux comme le Omaha ou à profiter des bonnes tables à des limites supérieures lorsque l’occasion se présente (si le fonds de roulement le permet)

Pour améliorer la profitabilité de son métier, il doit aussi se développer des contacts dans la communauté de poker et garder l’oeil ouvert pour profiter de bonnes opportunités de staking.

Il est plus difficile d’être un joueur gagnant comparativement à il y a quelques années, mais ce n’est pas impossible d’y arriver, il faut “simplement” en faire plus que les autres. Bon courage!

Entrevue audio avec PokerCollectif!

J’ai été l’heureux élu pour être l’entrevue du mois de mars chez PokerCollectif!

Durant cette conversation, j’en dis plus long sur mon parcours de vie, de pro du pokère, de mes voyages, du coaching que j’offre et d’autres trucs rigolos sans oublier de placer des blagues malaisantes ici et là!

Bonne écoute!

Entrevue latinsnake & PokerCollectif

Les autres défis d’un joueur professionnel

Bien que je sois conscient que beaucoup de gens rêvent d’avoir le même travail que moi et que je me considère chanceux de pouvoir profiter d’autant de liberté et d’autonomie, être un professionnel du poker amène sa part de défis qui peuvent être plus ou moins difficiles à gérer au quotidien. Dans les prochaines lignes, je tenterai de vous faire voir le côté plus sombre de la médaille de la vie d’un pro. Rassurez-vous, j’écris cette chronique dans un état d’esprit paisible et serein, car je suis actuellement dans une phase positive et il est plus facile pour moi de partager ceci avec vous dans la bonne humeur, que dans une période difficile.

Motivation à jouer
Jouer à tous les jours dans l’optique de gagner sa vie est complètement différent que dans un optique de simplement gagner en se divertissant. Évidemment, j’adore jouer au poker, sinon je n’en aurais pas fait une profession; reste que de trouver une motivation à jouer à tous les jours peut parfois s’avérer tout un défi. Lorsque ça va bien, c’est loin d’être forçant de jouer des mains, mais dans des longues séquences négatives, c’est parfois épuisant de se faire à l’idée que je devrai jouer 2 000 mains aujourd’hui, demain, après-demain… Il est donc primordial pour un pro d’identifier des facteurs motivants qui le stimuleront à jouer quotidiennement sans avoir à sentir que c’est un supplice de le faire.

Conserver un rythme d’apprentissage constant

Je ne vous ferai pas de cachette, étudier la game ou nos adversaires, ce n’est pas vraiment amusant. Pensez à une tâche que vous devez compléter quotidiennement, à votre boulot, mais qui vous déplaît. Or, pour nous, c’est primordial de le faire si on veut être et rester en avance sur les autres joueurs réguliers. Je prends donc au minimum 1 heure par jour à étudier en profondeur mon jeu afin de m’améliorer constamment et si je ne le fais pas, je risque de prendre du recul face à mes adversaires qui, normalement, eux aussi cherchent à s’améliorer. C’est long et parfois ennuyant, mais ô combien important.

Vivre avec les downswings
J’en ai parlé souvent dans mes autres chroniques: les downswings peuvent être brutaux. Personnellement, les plus gros défis qui s’y rattachent sont de maintenir ma confiance à un haut niveau et de ne pas laisser ces mauvaises séquences affecter ma vie personnelle. Sans confiance, je ne peux pas jouer mon meilleur poker. Je ne peux donc pas me permettre de ne pas être en pleine confiance de mes moyens. Au niveau émotif, mes proches n’ont pas à subir ma mauvaise humeur si je perds. Je dois faire de mon mieux pour laisser les énergies négatives que dégagent parfois le poker en dehors de mes relations personnelles. Perdre des milliers de dollars jouerait sur l’humeur de la grande majorité d’entre vous, mais pour nous, ça ne devrait pas… vous comprendrez que ce n’est pas toujours facile.

Accepter la défaite
Si je perds quelques milliers de dollars aujourd’hui, il faut que ce soit tout oublié demain avant que je retourne aux tables. Il faut accepter la défaite, ce qui peut parfois être difficile pour des personnes compétitives comme nous. Il ne faut pas jalouser des autres non plus, qu’ils soient véritablement plus chanceux ou non que nous… il y en aura toujours un qui sera plus chanceux que les autres et ce, dans tous les aspects de la vie.

Se faire juger
Certains croient que je suis un joueur pathologique, que je suis un gambler. D’autres sont convaincus que je ne pourrai pas toujours gagner ou que je vais finir par tout perdre. D’autres pensent que je suis un égoïste sans trop de vie sociale, sans amis, trop occupé à jouer aux cartes. D’autres pensent que je suis coincé dans l’enfer du jeu et des autres vices ou de la débauche constante. À ceux-ci, je dis: je suis un être humain comme vous tous qui a simplement eu le courage et la détermination de prendre un chemin différent pour trouver son petit bonheur et gagner sa vie. En tant que tel, ce n’est pas vraiment un défi quotidien de faire face aux jugements des autres, jugez-moi si ça vous fait plaisir, je m’en balance. Essayez par contre de faire preuve d’une plus grande ouverture d’esprit.

Garder le focus
Quand je joue au poker, je dois éviter toutes les distractions possibles, car une seconde de déconcentration pourrait engendrer des pertes considérables. Lorsque je joue, je joue, c’est tout. Je dois éviter de répondre à un texto, un appel ou un courriel. Pas de Facebook, Twitter, vidéo, télévision: rien. C’est parfois plus difficile qu’on peut se l’imaginer.

Solitude
Jouer seul devant l’ordinateur à longueur de journée peut parfois être ennuyant. Je dois avouer que je m’ennuie d’avoir des collègues avec qui je pouvais déconner et me changer les idées pendant une journée plus difficile.

Ne pas se plaindre

Au poker, tout le monde subit des badbeats. Je n’ai pas envie d’entendre ceux des autres, j’en ai suffisamment des miens. C’est la même chose pour mes amis qui sont aussi pros. Avec le temps, j’ai appris à me plaindre le moins souvent possible, car ça ne sert à rien. Je dois plutôt utiliser ce temps pour m’améliorer.

Ne pas tilter
Si je juge que je dois prendre une décision risquée, car c’est le jeu à faire, je dois le faire peu importe le montant impliqué, et ce, même si je viens de perdre 4 autres gros pots dans la minute précédente et que mon cerveau préférerait que j’évite une autre perte. Chaque main est unique et je dois toujours prendre les meilleures décisions possibles peu importe ce qui s’est passé antérieurement. Parfois, ça ne me tente pas de risquer, mais si je dois le faire, je dois le faire. Après tout, je l’aurais facilement fait si j’avais gagner 4 gros pots dans la dernière minute. Bref, en aucun temps dois-je laisser le tilt prendre le dessus sur ma rationalité.

Accepter l’incertitude du poker en ligne

Rien ne nous confirme à 100% que notre argent est en sécurité sur les gros sites de poker… rappelez-vous le scandale Full Tilt…

Bref, ce n’est pas facile le poker. Encore moins quand tu y joues à temps plein. Par contre, les côtés positifs de la médaille ont un plus grand impact que les négatifs et c’est pourquoi je continue de foncer.

OLIVIER RACINE ET GABRIEL H. MORIN REJOIGNENT L’ÉQUIPE DE PROS BETMOST POKER

(Article de Princepoker.com, 19 février 2012)

Ne jamais sous-estimer sa valeur en tant que joueur face à sa salle de poker en ligne favorite.  Olivier “latinsnake” Racine et Gabriel “GabyGaby” Houle Morin en ont aujourd’hui le plus tangible exemple, alors que les deux professionnels québécois rejoignent l’équipe de pros de la salle BetMost Poker.  Il y a plus d’un an de cela, c’est sur cette même salle que les deux amis jouaient la majorité de leur poker.  Ils y retournent aujourd’hui sous une dynamique tout autre, alors qu’ils ont été promus comme membres officiels de l’équipe de pro.  Voilà certes une reconnaissance exemplaire, en plus d’une preuve palpable de la valeur qu’un joueur peut représenter pour une salle!

L’équipe de pros BetMost Poker fonctionne sous le même principe que la jadis équipe de Red Pros de Full Tilt Poker, alors que des joueurs reconnus recrutés à travers la planète profitent de conditions de jeu bonifiées.  Leur volume de jeu est récompensé par un retour de rake optimal, avec des objectifs de jeu qui, si atteints, permettent de représenter la salle dans des événements live majeurs.

Interrogé par PrincePoker, Olivier Racine se réjouit de la reconnaissance de la valeur que Gabriel et lui représentent face à la salle.  “C’est à la fois une reconnaissance de la valeur des joueurs de poker du Québec, mais aussi une preuve de la valeur individuelle que chacun peut avoir aux yeux d’une salle.”  À savoir quel est l’élément principal rendant cette opportunité attrayante, Olivier répond sans hésitation: ” C’est principalement une question de visibilité et de reconnaissance, personnellement, les considérations financières font office de bonus, non pas de noyau central de l’entente”.

Gabriel, lui qui avoue sans gêne aspirer à une reconnaissance mondiale en tant que joueur de poker, voit cette commandite comme une nouvelle avancée en ce sens.  “Je suis franchement heureux de pouvoir profiter de cette opportunité.  Mon objectif en tant que joueur est de gravir chacun des échelons pour être reconnu comme membre de la mince élite mondiale.  Après notamment la reconnaissance du Stardust Poker Mansion, je considère cette entente avec BetMost Poker comme un pas de plus vers mon but ultime!”

Il est possible de lire les biographies d’Olivier et de Gabriel directement sur le site de BetMost Poker.

BetMost Poker est l’une des nombreuses salles partageant le large réseau de tables d’iPoker.  Ce réseau figure au 3e échelon au classement de la popularité de salles en ligne, derrière PokerStars et PartyPoker.  Une moyenne de 4 200 joueurs à argent réel s’y trouve en tout temps.

Entamer une session dans notre A-game

La A-game est l’état d’esprit dans lequel le joueur jouera son meilleur poker. Il n’agit pas de façon robotique et ne prend que des décisions réfléchies. Il est à l’abri du tilt et ne laisse pas ses émotions prendre le dessus lorsqu’il est temps de prendre une décision difficile. C’est l’état d’esprit le plus profitable pour tous les joueurs puisque c’est dans cet état qu’ils performent à la hauteur de leur potentiel. Évidemment, tous les joueurs cherchent à y être le plus souvent possible. Dans cette chronique, je vous aiderai à vous bâtir un outil qui vous permettra d’entamer vos sessions dans votre A-game.

Avant, d’aller plus loin, je vais vous décrire les deux autres états d’esprit dans lesquels vous pouvez vous retrouver lorsque vous jouez ou que vous vous apprêtez à débuter une session: la B-game et la C-game.

La B-game pourrait être décrite comme l’état d’esprit où le joueur réagit plutôt avec ses réflexes qu’avec des interrogations réfléchies. Le joueur gagnant, profitant de bons réflexes et d’une bonne stratégie de base, sera tout de même en mesure d’y afficher des profits. Il est toutefois vulnérable à devenir émotif ou déconcentré et conséquemment, à se retrouver dans sa C-game.

La C-game est le pire état du joueur. C’est à ce moment qu’il joue son pire poker.  Le joueur agit de façon irréfléchie, voire compulsive, n’est pas uniquement concentré sur son jeu et est  très vulnérable étant donné qu’il se trouve souvent déjà dans un état de tilt. Il est donc son propre pire ennemi.

Vous comprendez qu’il est important de se retrouver le plus souvent possible dans notre A-game et d’éviter notre C-game.

Afin de vous aider à jouer dans votre A-game, un bon début serait de vous auto-analyser et d’identifier ce qui fait de vous un joueur jouant à son plein potentiel. À ce sujet, il est tout aussi important de cibler les facteurs et stratégies qui vous font performer aux tables que les éléments qui vous placent dans les meilleures conditions en dehors des tables.

Voici donc ce que je vous propose: créez-vous une liste des éléments qui vous aident à vous retrouver dans cet état d’esprit ainsi qu’une liste de ce que vous faites bien quand vous y êtes déjà. Vous aurez ainsi détaillé ce qui compose votre A-game qui, je vous le rappelle, représente votre meilleur poker.

Pour  mieux vous guider, quoi de mieux qu’un exemple? Voici ma A-game.

Je suis plus enclin à être dans ma A-game quand:

  • Je me sens reposé: j’ai suffisamment dormi et n’ai pas trop dormi non plus. Je dois éviter les trop longues nuits de sommeil. Je dois aussi éviter de jouer si je me sens fatigué;

  • Je fais de l’activité physique sur une base régulière;

  • Je mange sainement et adéquatement avant de jouer… et que j’ai pris mon café matinal;

  • Je prends le temps de me réchauffer le cerveau avant de jouer. Je dois prendre le temps d’analyser mes mains problématiques de la veille ou faire toute autre activité de préparation avant d’entamer une session;

  • Je n’ai aucune source de distraction. Quand je joue au poker, je dois uniquement jouer au poker. Pas de conversation en même temps, pas de téléphone, pas de Facebook/Twitter/nouvelles sportives;

  • Je discute de poker avec des amis afin d’identifier les meilleurs stratagèmes. Je dois prendre le temps, à chaque semaine, de discuter de mains problématiques et à être concentré durant ces discussions;

  • Je relis les suggestions que mon doux coach m’a fait lors de nos séances de coaching avant de jouer.

Quand je suis dans ma A-game, je*:

  • Recréé l’action qui s’est passée durant une main et réfléchis bien au range de mains de mon adversaire en fonction de ses actions ainsi qu’à celui qu’il perçoit que je pourrais avoir et prends ma décision en conséquence de ces éventails de mains et non pas en fonction de mon feeling;

  • Me dessine l’action à l’avance. Je suis prêt à toutes éventualités peu importe les décisions de mes adversaires (check/call/raise) et ce, sur chaque street;

  • N’hésite pas à relancer mes adversaires en bluff, que ce soit preflop, au flop, au turn ou à la river, lorsque l’occasion semble bonne;

  • Prends un malin plaisir à profiter des faiblesses, que j’ai préalablement identifiées, des autres réguliers que j’affronte quotidiennement;

  • Ne me sens pas intimidé face aux autres joueurs que je considère comme dangereux;

  • Observe tous les pots, que je sois impliqué ou non et garde les mains importantes en mémoire sur l’ordinateur afin de les analyser plus tard et d’en composer des notes;

  • Prends des notes pertinentes et les organise de façon structurée;

  • Ne joue que 6 à 8 tables simultanément. Je sais que je ne performe moins lorsque j’ai plus de 8 tables;

  • N’hésite pas à considérer l’agressivité comme mon principal allié;

  • Démarre des tables, car je sais que le premier joueur qui viendra m’affronter sera plus souvent qu’autrement un joueur moins talentueux et je crois en mon potentiel en heads up;

  • Profite continuellement des occasions où il y a de la dead money;

  • Joue des sessions de 1 000 mains et prends une pause avant de recommencer une autre session;

  • N’ai aucune difficulté à quitter les tables lorsque je suis moins concentré;

  • N’ai aucune difficulté à rester sur les tables si je suis encore concentré;

  • Ne m’attarde pas à la malchance que j’ai pu subir durant une main;

  • Ne regarde pas mon tracker, à toutes les 5 minutes, pour savoir si je suis en profits ou en pertes. Je le regarde à la fin de ma session.

*Notez que cette liste devrait être plus détaillée, mais puisque certains de mes adversaires lisent mon blog, je ne prends pas la chance de décrire explicitement certaines stratégies que j’utilise.

Une fois votre liste rédigée, vous devriez l’imprimer et l’afficher dans la pièce où vous jouez au poker. Avant chaque session, vous devriez prendre quelques minutes pour la lire afin de vous remémorez ce qui fait de vous un adversaire coriace. Évidemment, vous devriez faire l’effort de l’actualiser dès qu’une nouvelle idée vous vient en tête. En lisant attentivement (voire même à voix haute) cette liste avant chaque session, je vous garanti que vous aurez plus de chances de démarrer votre session dans votre A-game et ainsi d’accumuler plus de profits.

Je vous invite d’ailleurs à venir partager votre liste avec les membres du forum. Vous y trouverez probablement des bonnes idées pour actualiser votre propre liste.

Finalement, j’en profite pour vous souhaiter de joyeuses fêtes! Par expérience, je peux vous dire que décembre est souvent le mois le plus agréable de l’année aux tables, profitez-en!